LE JARDIN DES VERTUEUX
Par Ndeye Bara Fall,
La Voie de Cheikh Saad Bouh
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Dans son ouvrage intitulé " Inal Nôral Yakhîni
silsilati", le Grand Maître y dit : « Gloire
à mon Seigneur qui, dans Sa droiture, m’a guidé dans l’Islam et la voie
de Abdel Khadr Djeylani ». (1050-1141 de l’ère
chrétienne).
Cette assertion semble paradoxale, surtout de la part de
quelqu’un comme Cheikh Saad Bouh qui, comme son père, Cheikh
Mouhammad Fadel, distribuait tous les Wird. Il est
reproduit ci-après, avant d’essayer d’en donner les raisons, la chaîne mystique
ou de transmission dont de se réclame Cheikh Saad Bouh.
Le Prophète Mouhammad (PSL), Ali,
Hassan, Hassan Al Basri, Mahrouf Karakhi ,Junaydi, Ash
Shibbi, Chenbaki, Aboul Ouafi dit Tadj
El Arifin (le diadème des savants), Abdel Khadr Djieylani, Ibn
Haita, Sahare Wardi, Ibn Arabi, Abdou Salam
Ben Mehchich, Imam Chadeli, Abdoul Abbâs Morsi, Ibn
Ata-Allah dit Wali, Imam Badjili, Mouhammad
,Alioune Ibn Aoufa, Oqbat,Hadramé, Zerrouk, Sidy
Yakhya, Sakhir, Taleb Habib, Taleb Dieh
Mokhtar, Taleb Mouhammad, Taleb Khiar, Mâmin, Mouhammad
Fadel, Saad Bouh.
Essayons maintenant de disserter sur les raisons
qui ont conduit Cheikh Saad Bouh à tenir les propos précités
sur la « voie » d’Abdel Khadr Djieylani.
Amadou Hampaté Ba dans son
livre intitulé « Le Sage de Bandiagara » l’a
ainsi esquissée : " … Abdel Khadr Djeylani
était l’aboutissement d’une chaîne de transmission qui passait par de très
grands soufis tels Ash Shibbi, le Grand Junaydi, tous les saints
imams (descendants du Prophète (PSL) par Ali et Fatima), Ali et,
à travers ce dernier, le Prophète (PSL) lui-même. Par une
branche se ramifient à partir de l’imam Djafar Sâdiq, il était
relié au célèbre Saint Abou Yasid Al Bistami et, par un autre
à l’un des premiers soufis : Hassan al-Basri".
L’imam Junaydi, compte tenu de son envergure spirituelle, a été
le premier soufi à vouloir extérioriser la « voie » mais c’est
avec Abdel Khadr Djeylani qu’elle l’a été véritablement, tant
il avait marqué son époque. D’où l’appellation de la « voie » qui
porte son nom mais qui n’est pas sienne, en réalité. C’est pour cette raison
que Cheikh Saad Bouh en dit que c’est une sunna du Prophète (PSL).
Abdel Khadr Djeylani, chérif de
descendance et assurément le plus célèbre saint de l’Islam dont la
venue a été annoncée par le Grand Veis Qarni qui, sur la
demande du Prophète (PSL), avait prié pour la Ummah,
la communauté islamique.
Au cours de cette prière, il avait été interrompu par Oumar et Ali qui
étaient dépêchés de lui et qui voulaient s’assurer, par curiosité, comment le
saint homme s’y prenait. Celui-ci dit alors que Dieu allait exaucer toutes ses
prières, mais que l’interruption qu’ils avaient causée avait pénalisé le quart
des fidèles.
Avant de se séparer, Veis Qarni leur
fit cette déclaration : « 470 ans plus tard, un chérif –
descendant du Prophète (PSL) appelé Abdel Khadr, viendra faire l’intercession
pour entériner mes prières afin que la portion qui reste de la communauté soit
gratifiée ». A la mort de ce dernier, son cercueil ne pouvant être déplacé
d’un millimètre, on a demandé à un grand saint de l’époque de faire une
retraite spirituelle afin d’en saisir les raisons. Il vit dans cette
retraite Abdel Khadr qui lui dit : « J’avais demandé
à quatre érudits de prier avec moi pour que le Tout-Puissant pardonne à la
communauté musulmane. Ce qu’ils ont fait, mais moi je l’avais oublié. Je
ne me suis rappelé cette prière qu’à ma mort. Aussi suis-je entrain de la faire
auprès du Seigneur. Retourne auprès des tiens. Si le cercueil arrive à bouger
c’est que Dieu a exaucé la prière ».
C’est cet état de fait qui a été à l’origine
de la légende sur les deux tombeaux de Djeylani à Baghdâd.
C’est, me semble-t-il, ce qui aurait fait dire à Cheikh Saad Bouh,
que le début de l’Islam est marqué par la venue de Mouhammad (PSL),
le milieu, par la venue de Djeylani et la fin, par la famille
de Cheikh Mouhammad Fadel.
Toujours à propos de cette venue de Abdel
Khadr, voilà ce qu’en dit Naby dans son ouvrage intitulé
" la vie d’un très grand saint de l’islam : Abdel Khadr
Djeylani" à l’avant propos (p. 8) : Ibn Al Arabi dans
son Futuhât Al Makkiyah écrivit (pages 91-92) que dans un verset
coranique (sourate VI, 18) il est dit : « Il est le
Puissant, fut révélé le don de puissant qui suivra et qui devait être dévolue
à Abdel Khadr Djeylani ; après la prédication de l’apôtre Mouhammad (PSL)
A ce sujet Abdel Khadr a lui-même dit
dans son ouvrage intitulé "Alhâ idoul djawâhiri" (collier
en diamant) que le Prophète Mouhammad (PSL)
avait prédit que son Khalife (Abdel Khadr)viendrait 470 ans après
lui et qu’il le serait jusqu’au jour Dernier.
Savant de premier ordre, Abdel khadr Djeylani était
estimé et écouté des musulmans alors divisés (Sunnites, Shiites, Ismaéliens),
des Chretiens et des Juifs. Ainsi,
il fut un élément de stabilisation sociale et religieuse. Il enseignait dans
l’école de Baghdad, alors la plus célèbre du monde islamique, treize disciplines. Alioune
Ould Adama précise dans son livre dédié à Cheikh Sidy
Mouhammad, déjà cité, que Djeylani enseignait chaque jour
une leçon sur la signification du Coran qu’il savait lire
sous toutes ses formes. Il répondait ensuite aux questions qu’on lui posait sur
les rites malikite, Chafiite et Hanbalite.
Tous les grands de l’époque étaient unanimes pour
reconnaître en Abdel Khadr le sultan des saints et le Cheikh
de toutes les turuq (voies, confréries).
Cheikh Ma El Aynine Oudl Cheikh Mouhammad Fadel dit dans son ouvrage
intitulé "Nakhatoul bidâyât" que Djeylani distribuait
officiellement plus de 40 Wird.
Seulement, il avait un penchant particulier pour celui qui allait ensuite
porter son nom et qui est assurément la voie la plus répandue dans le monde
bien qu’elle soit vieille de 900 ans environ. C’est
donc en connaissance de cause que Cheikh Ahmadou Bamba dit
de Abdel Khadr qu’il est le sommet de la gnose et qu’en outre,
dans « Les bienfaits du durable » écrit par son fils Mouhammad
Bachir Mbacké (page 160-161), il y dit dans sa
profession de foi que, même en créant le mouridisme, il optera pour la voie du
noble (Abdel Khadr), voie qui empêche tout égarement.
Cheikh Saad Bouh dit
également que : « toute voie qui mène à Dieu est bonne mais celle de Djeylani suffit
dès l’instant qu’on opte pour elle seule ». Cependant, ajoute-t-il,
« l’on n’atteint point la plénitude divine si l’on passe par une voie
autre que la Khadriya ».
Est –il nécessaire de rappeler que la plupart des grands de l’Islam sont
passés par cette voie ? c’est certainement pour cette raison que Alphonse
gouille dans son ouvrage intitulé "L’Islam dans l’Afrique
Occidentale Française", dit de Abdel Khadr :
« les bases sur les quelles il fonda son ordre ont servi de modèle ;
il n’est pas exagéré de dire que les confréries musulmanes se sont toutes plus
ou moins inspirées de l’organisation qu’il a disposée et des principes qu’il a
établis ».
Qu’a donc de particulier la
« voie » de Abdel Khadr au point d’être la
« mère » de toutes les turuq ?
Cheikh Saad Bouh en dit,
qu’indépendamment du fait qu’elle soit une sunna du Prophète (PSL) :
Son fondement la shahâda (lâ illâha ill’Allâh). Elle
est subordonnée à une seule véritable condition : la crainte de Dieu qui
résume tout l’Islam. C’est cette « voie » que Cheikh
Mouhammad Fadel a eu l’infime honneur de retoucher en 1830 en
y ajoutant, la pratique de la litanie (dhikr) du Wird à
haute voie que Cheikh Saad Bouh, à l’instar de ses frères, a eu à
diffuser au niveau de l’Afrique Occidentale avec toutes les difficultés y afférant.
Cheikh Tourad Ould Abbâs, le témoin
des saints, dépeint cette « voie » comme une chambre dont il dit que
le Prophète Mouhammad (PSL) est le fondement, Ali,
le parquet, Mahrouf Karakhi, la terrasse et les quatre piliers sont
successivement constitués par Junaydi, Abdel Khadr, Cheikh
Mouhammad Fadel et Cheikh Saad Bouh. Ce n’est pas
surprenant que Cheikh Saad Bouh ait dit qu’il est
l’Héritier de Abdel Khadr qui est le poumon d’une
« voie » remontant jusqu’au Prophète (PSL).
Venons-en maintenant au rituel de cette
« voie ».
A l’instar des autres voies, elle s’articule
autour des invocations : Astakhfiroulâh, lâ illâha ill Allâh et Salatou
alâ nabi (prière sur l’Envoyé). Mais ce qui différencie
fondamentalement la « voie » Khadriya des autres, c’est la première
invocation : Hasbounalah Wa nikhmal wa kîlou que
tous les musulmans doivent réciter le jour de l’an musulman (al achoura).
L’affiliation à cette « voie » implique
généralement de la part de l’adepte, la pratique, immédiatement après chacune
des cinq prières canoniques, de ce wird, réitérant et
consolidant ainsi son attachement, sa soumission à Dieu et à Son Envoyé :
- Bismillâhi
rahmâni rahîmi : (De
par le nom de Dieu, tout Miséricordieux, tout Compatissant). - 200
fois Hasbounalah Wa nikhmal wa kîlou (Dieu nous
suffit, quel excellent garant!). - 200
fois Astakhfiroulâh (je demande pardon à Dieu) - 100
fois lâ illâha ill Allâh mâlikoul hakoul moubîn (il
n’y a pas d’autre divinité que Dieu ; Le Roi, le Droit, l’Evident). - 100
fois Allâhouma salli alâ saydinâ Mouhammad wa alâ âlihî
wa sahbihî wa sallim(O Dieu ! Répands Tes grâces et Ta paix
sur le Seigneur Mouhammad (PSL), sa famille et ses compagnons).
A ces litanies sont ajoutées, et selon les ramifications, des invocations et
prières surérogatoires, des azims et des prières génuflèes de jour et de nuit.
2-Cheick Abdou Khadre Djeylani ( suite
et fin )
par Ndeye Bara Fall, samedi 18
février 2012, 12:05 ·
LE CARACTERE DE ABDOU KHADRE DJEYLANI ET SES SURNOMS
Les principales idées du Cheikh sont rassemblées dans deux ouvrages
intitulés Al-Ghunya lî-talîbî al-Haqq qui traite du droit et du soufisme et un
autre Al-Fateh qui expose surtout les thèmes de ses prêches. Les
recommandations d'Abdoul Khadre Djeylani, tournaient autour du renoncement
total à la vie mondaine.... Citons quelques enseignements qui sont à la base de
sa vision soufie :
« Suivez et ne déviez pas, obéissez sans opposition, observez une patience
parfaite et ne vous révoltez pas, attendez sans désespérer, adonnez-vous
ensemble au Zikr, purifiez-vous définitivement des pêchés et demeurez attachés
à votre Seigneur »
Quant à la conduite que tout croyant doit observer, il dit : « Ne te plains
auprès de personne pour le sort qui te frappe par Sa volonté, manifeste plutôt
le bien et la reconnaissance. (...). Si tu éprouves un sentiment d'amour ou de
haine pour quelqu'un, examine ses actes à la lumière du Coran et de la sunna.
S'il s'agit d'actes qui y sont déclarés aimables, aime-les, sinon déteste-les
pour éviter d'aimer ou de haïr capricieusement. Dieu, Très Haut dit : 'Ne suis
pas la passion au point qu'elle te détourne du chemin de Dieu' (Coran XXXVIII /
25)... N'abandonnez quelqu'un que pour plaire à Dieu ».
Cheikh Abdoul Khadre Djeylani ne craignait personne si ce n'est Dieu (SWT).
En effet, un vendredi, lors de son sermon, et s'adressant au Calife, il lui dit
: « Tu as désigné le pire des injustes pour juger des affaires des musulmans !
Que répondras- tu demain au Seigneur des mondes, au plus Miséricordieux des
miséricordieux ? ». Le Calife, fort impressionné s'est empressé de démettre le
juge qu'il avait nommé.
Le saint appelait les gens à se corriger eux-mêmes, à purifier leur cœur et
à y chasser l'amour excessif de la vie en ce monde et de le remplir de l'amour
de Dieu, de son Messager et des saints.
Il les exhortait à suivre le Prophète (PSL) dans chacun de leurs actes et
chacune de leurs pensées, en tout comportement et en toute attitude ; il les
exhortait à éviter l'hypocrisie et les feintes, à chasser de leur cœur
l'orgueil, l'autosatisfaction, la haine et l'hostilité, la jalousie, la
tyrannie, la tromperie et la rancœur. Il appelait les gens à briser leurs
attachements à ce monde et à ceux qui en sont les esclaves, et de se tourner de
tout cœur vers Celui qui nourrit, Dieu Tout Puissant, cherchant Sa
satisfaction, Sa guidance, Sa miséricorde et Son pardon.
Le Cheikh était un homme profondément bon et généreux, accueillant et
prévenant, fidèle à ses amitiés et tolérant envers ceux qui fautent et ses
détracteurs, modeste et juste.
Personne mieux que Mohyiddine Abou Abdal-Allah Mouhammed ne peut mieux le
décrire : « La grâce et le secours divin le soutenaient et le fortifiaient ; la
science l'éclairait ; le voisinage du Divin affinait sa nature. Les exemples du
passé étaient son trésor ; la connaissance, son partage ; l'inspiration, son
conseiller ; la réflexion, son ministre ; la cordialité, sa compagne favorite ;
la droiture, son étendard ; l'allégresse, son ambiance ; la découverte, son
capital actif ; la douceur, son art ; le Zikr, son vizir (Premier Ministre), la
pensée, sa campagne ; la vision, sa nourriture ; la contemplation, sa guérison.
Les vertus canoniques l'ornaient extérieurement ; les mérites de la vérité
emplissaient son cœur tout entier ».
C'est ainsi que plusieurs surnoms lui ont été donnés :
Sultan al Awilya le monarque des saints
Muchahid-Allah le témoin ou observateur de Dieu
Emin-Allah l'homme de confiance de Dieu
Fazl-Allah présent, bienfait, don de Dieu, bonté de Dieu
Emam-Allah abri divin, refuge donné par Dieu aux hommes
Nur-Allah lumière de Dieu
Seif-Allah glaive de Dieu
Ferman-Allah décret de Dieu
Burham-Allah preuve, argument de Dieu
Ayat-al-Allah prodide de Dieu
Gawss Azam le grand soutien
Gawss Allah Divin soutien
Sultan-al-Arifin le roi des initiés
Tadj al Mohakkikin la couronne des hommes parvenus à la vérité.
Etc.
Il y a deux surnoms qui méritent qu'on s'y arrête.
Mouhyiddinn :
Un vendredi de l'an 1118, le Cheikh avait aperçu un homme couché, mourant
qui lui fit signe de venir. A mesure qu'il s'approchait, l'homme semblait
recouvrer ses forces et la vigueur pour lui dire : « Tu ne m'as pas reconnu ?
Je suis la religion. Inerte, paralysée, expirante, je serais demeurée telle, si
dans sa Bonté, Dieu ne t'avait pas créé pour me porter secours : tu es mon
Mohyiddin ! (Le Vivificateur de la religion), tel sera ton nom. Arrivé à la mosquée,
il se vit entouré par les gens qui l'appelèrent par ce nouveau surnom.
Baz-Al-Ach'Hab :
Avant son départ pour Bagdad, Abdou Khadre Djeylani a raconté à sa mère une
scène qui n'avait eu aucun témoin et qui lui a valu une cicatrice au visage :
un bandit avait tenté de violenter sa mère, Oumoul Khaïry, quand elle était
encore très jeune. Oumoul Khaïry, avait, en effet, été partie chercher de l'eau
en lieu éloigné quand elle a été attaquée par un bandit qui allait parvenir à
ses funestes desseins quand la jeune fille a imploré l'aide de son aïeul, le
Prophète Mouhammed (PSL). Aussitôt, du ciel, un faucon gris a fondu sur le
bandit pour lui arracher les deux yeux. Pour réveiller la jeune femme, l'oiseau
l'a effleuré de ses ailes pour lui laisser une cicatrice. A sa mère qui lui
demande comment il a pu être au courant alors qu'il n'y avait aucun témoin,
Abdou Khadre Djeylani lui répondit : « Mère ! En Dieu est toute puissance ! Et,
par Sa Grâce, le faucon gris, c'était moi ! ».
J’ai entendu que Cheikhna Cheikh mahfouz
a atteint la Connaissance des 4 Tariqua, et Cheikhna Cheikh Saad ibou, lui a
demandé de s'attacher à La Qadiryat.
Par Laurent Grollier dans Cheikh Mahfou (Le Cheikh de binako) ·
Paroles sublimes de Abd el Qader Al-Jilani (ra)
1. Attachez-vous à la réalité de l'islam
qui est de s'abandonner en confiance à Dieu. Compatissez aujourd'hui avec les
créatures pour que demain Dieu vous prenne en Sa miséricorde. Soyez
miséricordieux envers ceux qui sont sur la terre pour que Celui qui est au ciel
soit miséricordieux avec vous.
2. Ne te plains pas du Créateur aux
créatures. Mais plains-toi plutôt à Lui. Car c'est Lui qui est puissant, non
les autres. Parmi les trésors de la bienfaisance il y a le fait de taire les
secrets, les épreuves, les maladies et l'aumône qu'on a donnée. Fais l'aumône
avec ta main droite et fais en sorte que ta main gauche n'en sache rien.
3. Soyez compatissants avec les pauvres en
leur donnant une part de vos biens. Ne renvoyez pas un mendiant si vous pouvez
lui donner quelque chose, et peu importe que ce soit important ou insignifiant.
Prenez exemple sur Dieu et Son amour pour les dons et remerciez-Le de vous
avoir prédisposés au don et permis de donner. Malheur à toi si le mendiant
était un cadeau de Dieu et que tu avais la possibilité de lui donner ! Car
comment pourras-tu rendre le cadeau que tu as reçu à Celui qui le donne ?
4. Sois en permanence dans l'effacement et
ne t'affirme en rien sauf dans les commandements et les interdictions car c'est
Lui Qui t'a confirmé à ce niveau
5. Ne fuis pas le seuil de Dieu à cause
d'une épreuve qu'Il t'a imposée. Car Il connaît mieux que toi-même ton propre
intérêt. Il ne t'éprouve que pour un intérêt et pour une sagesse qui
t'échappent. Lorsqu'Il t'éprouve, reste ferme : rappelle-toi tes péchés,
multiplie la demande de pardon et demande-Lui la constance et la fermeté pour
supporter l'épreuve. Mets-toi entre Ses mains, accroche-toi au pan de Sa
miséricorde et demande-Lui de t'en délivrer et de te montrer l'intérêt qui se
cache derrière cette épreuve
6. La pureté intérieure peut se perdre,
plus souvent que la pureté extérieure. Elle se perd par le mauvais caractère,
un comportement vil, des actes et des attitudes dommageables tels l'orgueil,
l'arrogance, le mensonge, le bavardage, la calomnie, l'envie, la colère...
7. Admin · 21 vues · 0 commentaires
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13/05/2012 @ 21:46:42
par niang
la voie de cheikh mohammed vadel ...
13/05/2012 @ 14:29:02
par sidha
cheikh mohammed fadel ibn mamine ,est ...
13/05/2012 @ 12:13:10
par sidha
wakhayartou CHEIKHNA CHEIKH SAADBOU , je ...
25/04/2012 @ 00:06:05
par Sokhna Aida Diop
Merci de nous avoir gratifié de ...
11/03/2012 @ 19:04:25
par Sow Doudou Cissé